Le mouvement de l'aigle 


Les Taoïstes élaborèrent cinq exercices inspirés d'animaux différents ; le dragon, le tigre, l'ours, l'aigle et le singe, après avoir constaté que certains exercices étaient efficaces pour guérir les humains. En fait, ils ont découvert qu'en imitant les mouvements caractéristiques de ces animaux, les humains pouvaient atténuer un quelconque déséquilibre dans le fonctionnement de leurs organes.

Pour les Anciens Taoïstes, l'aigle en Vol représentait l'esprit, à cause de ses nombreuses qualités divines, c'est-à-dire le silence, la sérénité et l'invisibilité.

L'Aigle est associé à l'élément du métal, de sorte que le mouvement de l’aigle stimule les Poumons, l'Epiderme et le Gros Intestin.

Ce mouvement est très bon pour surmonter la mélancolie, le désespoir et la dépression, qui peuvent résulter de problèmes pulmonaires ou en causer.

L'Aigle déploie ses grandes ailes qui le maintiennent sans effort bien haut dans le ciel. L'aigle en vol, a les yeux ouverts et voit absolument tout, l’ensemble et le détail.

Mouvement de l'aigle :

Le mouvement de l'Aigle commence en se tenant debout, immobile. Prendre quelques respirations profondes en s’imaginant être un Aigle. L'imagination unit le mental et le physique. 
Par conséquent, faire un rapprochement entre l'image d'un animal particulier et son propre corps fortifie tant sur le plan psychologique que sur le plan physique.

Commencer alors à marcher lentement, en gardant les bras légèrement écartés de chaque côté du corps. Tout en marchant, imaginer être un Aigle qui flotte sans effort dans le ciel bleu, intouchable et divin. Le corps est très détendu, mais l'esprit et les yeux parfaitement éveillés, de manière à tout voir sans avoir besoin de se concentrer sur quoi que ce soit en particulier.

Continuer l'exercice tant que l’esprit ne se met pas à vagabonder. Quand la concentration cesse, arrêter le mouvement et recommencer. Bien que ce mouvement puisse être fait n'importe quand et n'importe où, il sera particulièrement efficace à l'extérieur, après le repas du soir.
Et oui ! l'automne est arrivé depuis le 8 août, en énergétique chinoise ! Et il va durer jusqu'au 19 octobre.

Notre calendrier occidental  prévoit qu'il débute le 23 septembre mais vous avez sans doute déjà observé que la durée du jour se réduit et que les feuilles des arbres commencent à se dessécher.

L'automne est la saison où l'on finit de récolter ce que l'été a produit. Entre l'été plutôt yang (schématiquement actif, extériorisant) et l'hiver plutôt yin (repos, intériorisant), l'automne est à la fois yang et yin.

L'élément associé à l'automne est le Métal. Les Chinois préfèrent d'ailleurs utiliser le terme de mouvement plutôt que celui d'élément, pour le distinguer de la matière inerte.


Nous allons donc pouvoir bénéficier à plein de l‘énergie du Métal durant cette période. Profitons-en !

Par quoi se caractérise-t-elle ? A quoi associez-vous le Métal ? En répondant à cette question vous détenez une partie de la réponse.
Le métal est tranchant. Il sert à l'armure. Sa couleur est blanche.
Comme l'arme qui le symbolise, le métal yang tranche, agit comme un héros, aime secourir les plus faibles. Il protège aussi.
Les émotions relatives au métal sont la légèreté quand elle est positive, et aussi la tristesse voire  l'angoisse quand elle est négative. La mélancolie survient souvent à l'automne.
Peau et cheveux sont bien concernés


En médecine chinoise, au mouvement Métal correspond le Poumon (yin) et le gros intestin (yang)

Le poumon est relié à l'estime de soi, et le gros intestin au lâcher prise.
Les vertus de rigueur, de l'organisation de l'énergie du poumon s'accompagnent du lâcher prise de l'énergie du gros intestin.
Dans la tempête qui nous agite parfois, il est bon de lâcher prise et d'accepter ce qui nous traverse.
Cela évoque un peu cette recommandation : donner moi le courage de changer ce qui est en mon pouvoir de changer, d'accepter ce que je ne peux pas changer et la sagesse de distinguer l'un de l'autre."

Les sons associés sont soupirer et pleurer.  Pas étonnant ! Entre respiration et mélancolie.
N'oublions pas que pour les taoïstes la respiration facilite la circulation du souffle qu'il est difficile de décrire dans notre culture. D'où l'importance de prendre soin de cette respiration durant cette période plus particulièrement encore.

Heureusement, les taoïstes nous ont légué des mouvements qui peuvent nous renforcer.
Ce sera l'objet d'un prochain article : le mouvement de l'aigle.





Les gens heureux acceptent d'être vulnérables

Souvent, nous déployons beaucoup d'énergie pour ne pas nous sentir vulnérables et pourtant...

Je vous recommande un lien qui permet de comprendre pourquoi la vulnérabilité n'est pas le problème mais bien une partie de la solution : Brene Brown nous en parle ici.

Et j'ajouterai deux citations d'Edgar Morin qui peuvent nous y aider :


« Attends toi à l’inattendu »
« Il faut apprendre à naviguer dans un océan d’incertitudes à travers des archipels de certitude. » 


L' atelier "Mouvement pour prendre soin de soi"continue pendant l'été avec un changement de lieu et d'horaire.
Prochain rendez-vous : lundi 7 juillet 2014 à 20h salle du Marchix à Questembert.
Vous devinez ce qu'on y fera ?

L'émerveillement


Selon la tradition chinoise, nous sommes actuellement en été.
A cette saison est associé le feu du cœur, et ses sentiments, émotions, état d’esprit : l’amour, la joie, l’enthousiasme, l’imagination, l’émerveillement.
C’est donc le moment idéal pour réveiller cette capacité que nous partageons tous et qui progressivement s’est plus ou moins émoussée depuis l’enfance.

Pour l’enfant, tout est nouveau, il accède progressivement à la connaissance par l’émerveillement.
Pour les scientifiques, l’émerveillement est familier. Ce mot exprime à la fois le plaisir, la joie de la découverte qui survient au milieu des difficultés, pas toujours là où on l’attendait, mais aussi l’humilité qu’il suppose et suscite.
C’est parce qu’ils s’émerveillent de l’univers, de la nature, du corps humain etc., de ce qu’ils peuvent y découvrir, en apprendre, en faire, qu’ils sont capables de patience et de ténacité pour mener des recherches parfois longues, parfois fastidieuses, parfois infructueuses bref, d’un travail dont le quotidien n’est pas fait que découvertes géniales et de remises de prix Nobel.
Que ce soit chez l’enfant ou le scientifique, l’émerveillement est lié à la découverte de l’inconnu et à l’acquisition de connaissances nouvelles, toutes choses utiles quelque soit notre activité.

L’émerveillement : un état d’esprit

Concrètement, l’émerveillement est une expérience qui suscite d’abord un étonnement, puis des émotions positives plus ou moins intenses ainsi qu’un travail de la pensée. Michael Edwards parle d’un étonnement avec « un surcroît de sens » (De l’émerveillement, Fayard, 2013, p.94). L’émerveillement, dit-il aussi, est « une porte qui s’ouvre » (idem, p.186).


Vertus de l’émerveillement

L’émerveillement donne un regard neuf sur une personne, une situation, un objet de recherche, et donc la possibilité de sortir d’un cadre habituel de pensée avec ses limites.
La première conséquence d’un état d’émerveillement e est de nous conférer une posture de veille autorisant la surprise.

L’émerveillement donne ouverture, envie d’en savoir plus et d’expérimenter. Il entretient la curiosité, principale source de motivation et de plaisir d’apprendre. Émerveillement et curiosité nous font accepter l’incertitude. L’inverse est également vrai : accepter de ne pas savoir, accepter l’incertitude ouvre la porte au développement de l’émerveillement.

En outre, l’émerveillement renforce le partage, car nous ressentons le plus souvent l’envie de partager le plaisir de notre émerveillement. Ce partage renforce encore l’envie d’aller plus loin.
L’émotion positive donne de l’énergie et de la bonne humeur contagieuse. C’est un moteur de l’action et du sentiment de satisfaction.

S’émerveiller, ne serait-ce qu’un instant, est une micro pause ultra salutaire pour le cerveau sur-sollicité, et un cerveau reposé est un cerveau efficace.

Comment vivre l'émerveillement ?
Pas de recette puisqu'il s'agit d'un positionnement intérieur. Une piste : chercher une perception qui nous fasse ressentir un Wouaaaa ! 
A chacun la sienne. Dans le présent ou dans le passé.... Une image, un son, une odeur, un goût, une texture, une pensée...
  
Liens intéressants
Pour réécouter l’émission des Chemins de la connaissance dans laquelle Adèle Van Reeth reçoit Michael Edwards, professeur au Collège de France, poète et traducteur, à propos de la notion d'émerveillement :
L’émerveillement au travail :

Communication relationnelle

Jacques Salomé utilise ces termes pour "faire contrepoint à celui de "communication de consommation" faite d'une inflation d'informations qui nous traversent sans laisser de traces fécondes."  (extrait de Pour ne plus vivre sur la planète TAIRE)

Dans la relation entre deux personnes,  Jacques Salomé utilise une métaphore, l'écharpe relationnelle, pour qualifier la relation entre deux personnes qui gagnent à se sentir responsables de leur bout de l'écharpe.



Il propose la méthode ESPERE pour mieux communiquer et abandonner le système qu'il nomme SAPPE (Sourd, Aveugle, Pernicieux, Pervers, Energétivore) dans lequel nous sommes nombreux à avoir grandi.

La méthode ESPERE comprend quelques règles d'hygiène relationnelle, telle que privilégier le "je" au "tu":
parler de soi à l'autre plutôt que parler sur l'autre.

Exemple :
préférer la formulation "je suis triste (ou en colère) de ce que tu viens de me dire" (parler de ce que je ressens)  plutôt que "tu n'es jamais content de moi" (parler sur l'autre).

A suivre...
L'INRS, Institut National de Recherche et de Sécurité pour la prévention des maladies professionnelles et des accidents du travail
propose des petits films d'animation humoristiques pour éclairer les situations de stress au travail.

Stress, harcèlement, violences, épuisement professionnel… Dans ses nouvelles aventures, Napo, la mascotte de la prévention, est confronté aux risques psychosociaux. Ce film d’animation destiné à la sensibilisation met en lumière les situations de travail qui favorisent l’apparition des risques psychosociaux.

Nous ne sommes pas responsables des conditions de travail dans lesquelles nous intervenons.
Nous pouvons cependant être acteur :
- en premier lieu dans la manière dont nous les vivons;
- en second lieu pour les faire évoluer;
- et en dernier recours pour refuser de les subir, si la structure est trop malsaine.